samedi 16 février 2019

Test : reprise d'une simple idée ou contrefaçon manifeste ?

Dans le cadre des États généraux des nouvelles régulations numériques, une consultation en marge du Grand Débat, voici une contribution [1] de UNIFAB [2], une association d'entreprises qui œuvre pour la promotion de la propriété intellectuelle et de la lutte anti-contrefaçon.

Dans cette contribution, UNIFAB propose "que tous les acteurs impliqués dans la chaîne de valeur assument leur part de responsabilité et jouent un rôle dans la lutte anti-contrefaçon", du contrefacteur situé au début de la chaîne de contrefaçon à l’acheteur final.

Une des responsabilités de l'acheteur final est de s'abstenir d'acheter même si l'offre semble concurrentielle : car si elle l'est, c'est peut être en raison même de la contrefaçon.

Mais pour cette décision survienne, une condition nécessaire est que la contrefaçon soit manifeste pour l'acheteur.

Mais qu'est-ce une contrefaçon manifeste ?

Voici donc un test avec un objet destiné non pas au consommateur mais aux entreprises.

L'objet en question est un jeu de cartes que l'on voit souvent utilisé par les équipes Agile de développement logiciels [3].

Parmi les jeux de cartes retournés lors de la recherche Google Images ci-dessous, pourriez-vous faire la part entre ceux qui relèvent de la reprise d'une simple "idée" et ceux qui pourraient relever d'une licence d'adaptation dans le cadre d'un écosystème loyal, voire éthique ?




[1] accès à la contribution de UNIFAB sur le site des États généraux des nouvelles régulations numériques
[2] UNIFAB Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle
[3] Désigné par Planning Poker, ce jeu est un Agile game édité par la société Mountain Goat Software, États-Unis d'Amérique. Planning Poker est une marque enregistrée par Mountain Goat Software.


Sur ce site :

samedi 3 novembre 2018

Forum des états généraux des nouvelles régulations économiques : cinq contributions sur la régulation des contenus

Le 25 juillet dernier, suite à l'appel du Président de la République Emmanuel Macron en mai 2018 au salon VivaTech, le secrétaire d’État chargé du numérique Mounir Mahjoubi a annoncé le lancement des états généraux des nouvelles régulations numériques [1a][1b].

"Le numérique [ayant] atteint le début de l’âge de la maturité", il convient de dépasser les discours idéologiques, - effets de réseau et d'échelle du numérique, économie des biens communs et économie collaborative, libéralisme condition sine qua non de l'innovation et principe de précaution -, et examiner les parcours effectivement réalisés sur le terrain par les acteurs économiques et sociaux lors des âges antérieurs d'émergence et de croissance :
  • "Comment maintenir l’optimum des effets de réseau du numérique tout en promouvant un modèle économique ne reposant pas sur la domination de quasi-monopoles ?"
  • "Comment promouvoir le développement de l’économie collaborative et l’atomisation du travail bénéficiant à des donneurs d’ordre organisés en plateformes numériques tout en assurant une juste protection sociale des travailleurs ?"
  • "Quels nouveaux outils juridiques et techniques des régulateurs et autorités publiques prévoir pour connaître précisément et sans délai les activités des plateformes numériques, tout en respectant les capacités opérationnelles et les secrets industriels et commerciaux de ces dernières ?"

Les États généraux devront s'efforcer d'apporter des réponses aux questions
  • "Quelles régulations des relations numériques entre acteurs et quelles nouvelles régulations concurrentielles à l’ère des plateformes numériques ?"
  • "Quel modèle social adapté, pérenne, protecteur des individus et neutre quant au statut de ces derniers mettre en place, qu’il s’agisse du travail à faible comme à forte valeur ajoutée ?"
  • "Quel cadre imposer aux acteurs numériques, au-delà de la protection des données personnelles, en vue d’assurer la protection des personnes ?"

Parmi les parties prenantes associées aux travaux : député(e)s de l'Assemblée Nationale, cabinet du secrétariat d’État chargé du numérique, Conseil d’État, Autorité de la concurrence, SGAE, DGCS, DGE, CSA, Hadopi, ARCEP, CNNum, DINSIC, ARJEL...


Également, le simple citoyen, entreprise privée ou association ont été invitées à apporter directement et de façon transparente leur point de vue via un forum ouvert par le Conseil national du numérique du 18 septembre au 25 octobre ; ainsi quelques 24 contributions d'experts ou représentants d'entreprise ont été déposées[2].

Parmi celles-ci, cinq contributions nées du parcours de Do-Khac Decision, une TPE qui franchise des Agile games [3] dont la protection est assurée notamment par le droit d’auteur et le secret des affaires, deux sujets de la sphère des affaires particulièrement challengés par le numérique ;
  1. "Promouvoir un tag de type FairlySource "
  2. "Traçabilité et sécurité des conditions générales d’utilisation [CGU des plateformes]"
  3. "Renforcer les capacités du Médiateur des entreprises en matières de droit d’auteur"
  4. "Opt-in opt-out des droits d’auteur [CGU des plateformes de partage de contenu]"
  5. "Mettre en place un poste de Copyright Protection Officer dans les entreprises"


[1a] Compte rendu du Conseil des ministres du 18 septembre au 25 juillet 2018
[1b] Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes publics, chargé du Numérique
[2] Forum des Etat généraux des nouvelles régulations numériques produit par le CNNum
[3] Agile games from around the world 



Mise à jour du 14 février 
Dans la foulée du Grand débat, la plateforme a migré vers une plateforme aux fonctionnalités analogues.
D'autres propositions ont été ajoutées
Les votes, pour ou contre, et les arguments sont les très bienvenus.

Accès aux propositions sur la plateforme via le profil du contributeur (Do-Khac Decision) 



 * Ce billet n'est qu'une simple opinion de l'auteur et qui reflète l'expérience propre de l'auteur. Ce billet n'engage en aucune façon ni pour une quelconque raison X-Propriété-Intellectuelle, ni aucun de ses membres (sauf l'auteur de ce billet en tant que simple opinion).